FAQ

Le 25 mars 2012, une fuite de gaz avec de faibles volumes de condensats (hydrocarbures liquides légers) est survenue au niveau de la tête de puits du puits G4 de la plateforme d’Elgin. Le champ d’Elgin est situé à 240 km à l’est d’Aberdeen, en mer du Nord britannique. La priorité a alors été de mettre en sécurité les 238 personnes travaillant sur le complexe d’Elgin, puis de sécuriser la plateforme.

Dès le début de l’incident, Total a travaillé en étroite collaboration avec les autorités britanniques.


1. Comment avez-vous arrêté la fuite de gaz ?

La fuite a été stoppée le 15 mai après l’intervention ayant consisté à injecter de la boue dans le puits. Le puits a ensuite été obturé par cinq bouchons de ciment dont le dernier a été posé le 22 octobre dernier, créant ainsi une barrière de sécurité de 1 000 mètres d’épaisseur.


2. Pouvez-vous dire aujourd’hui quelle a été la cause de cette fuite de gaz ?

La fuite a été causée par la combinaison de plusieurs éléments dont certains étaient imprévisibles : d’une part, la rupture d’un tubage du puits G4 à une pression inférieure de 30% à celle qu'il devait supporter, due à un phénomène de corrosion jamais rencontré auparavant et spécifique au puits G4 ; et d’autre part un changement des caractéristiques géomécaniques de la formation crayeuse du Hod située environ 1 000 m au-dessus du réservoir, qui s’est mise à libérer du gaz alors qu’elle n’était pas productive à l’origine. Le gaz de la fuite provenait de cette formation crayeuse.


3. Pourquoi la production ne redémarre-t-elle que neuf mois après l’arrêt de la fuite de gaz ?

Après l’incident, nos équipes ont travaillées sur plusieurs fronts :

- d’une part, pour sécuriser le puits G4 après l‘arrêt de la fuite le 15 mai, ce qui a définitivement été réalisé en octobre 2012 avec la mise en place de 5 bouchons de ciments de 200 m d’épaisseur chacun, et pour sécuriser certains puits similaires sur Elgin et sur Franklin,

- d’autre part, pour tirer tous les enseignements de cet accident et préparer le redémarrage de la production, ce qui a impliqué en particulier le nettoyage de la plateforme et des installations.

Sur la base des enseignements tirés de l’incident, les critères d’intégrité des puits d'Elgin/Franklin ainsi que les procédures opératoires ont été revus. Un dossier de sécurité révisé a été soumis fin novembre 2012 à l’autorité de régulation britannique (Health and Safety Executive) qui vient de l’approuver.


4. Pourquoi une reprise partielle des activités ?

Les équipes de Total ont méticuleusement planifié et préparé ce redémarrage afin qu’il se déroule dans les meilleures conditions de sécurité.

Sur la base des critères d’intégrité révisés des puits et des nouvelles procédures opératoires, mis en place à la lumière de l’incident sur le puits G4, la production redémarre progressivement avec quatre puits, deux sur le champ d’Elgin et deux sur celui de Franklin.

Ces puits représentent une capacité de production d’environ 70 000 kbep/d, soit la moitié de la production d’Elgin/Franklin avant l’incident du puits G4. Nous évaluons aussi la possibilité de réutiliser cinq autres puits qui nécessiteront dans ce cas des interventions.

Afin de retrouver d’ici à 2015 le niveau de production qui existait avant l’incident d’Elgin, un projet de redéveloppement prévoyant le forage de nouveaux puits intercalaires sur Elgin et Franklin est en cours d’étude. Par ailleurs, le développement de West Franklin Phase II se poursuit avec un démarrage de la production prévu en 2014. Enfin, tous les puits non remis en production sur Elgin/Franklin seront abandonnés définitivement.


5. Quelles mesures avez-vous prises pour qu’un accident de ce type ne se reproduise pas ?

Les critères d’intégrité des puits ont été révisés et des nouvelles procédures opératoires ont été mises en place suite aux enseignements tirés de l’incident du puits G4.


6. Quels ont été les impacts de la fuite de gaz sur l’environnement ?

Les analyses réalisées par Total et les autorités britanniques indiquent que l’impact environnemental global de l’incident aura été minime. Le gaz de la fuite s’est naturellement dissipé. La majeure partie des condensats rejetés s’est évaporée, tandis que le reliquat qui s’est retrouvé en mer, concentré dans des zones d’irisation en surface, s’est également dispersé ou évaporé en quelques jours.


7. Cet incident présentait-il des similitudes avec l'accident survenu sur le puits de Macondo ?

Cet incident n’est pas comparable avec celui survenu sur le puits Macondo : l’ensemble du personnel a été évacué en toute sécurité, l’impact sur l’environnement est très limité et il n’y a pas eu de dommage aux installations. La fuite se situait sur une plateforme au-dessus du niveau de la mer et il s'agissait principalement de gaz avec quelques volumes de condensats.

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